On se rapproche, on se sépare. On se frole, on s'acroche, on se lache. Nos coeurs s'éffritent, il reprend du souffle, il rebat & relache encore & encore. On sent nos souffles dans nos cous, sachant pertinnement qu'un jour ces souffles cesseront & seront remplacés par un autre souffle, un qui nous fais plus d'effet.
Mais moi j'y crois pas, je crois que nos coeurs s'effritent trop souvent l'un à cause de l'autre. J'crois que tout finira, qu'c'est qu'un simple passage. Un passage aprés un autre passage. Il durera le temps qu'il durera, mais vivont le à fond. Vivons le comme si on était mourrant & que nos cas étaient déjà morts.
J'entasse les moments avec toi dans mon cerveau, parce que ces moments me font du bien, j'arrive pas à en souffrir, j'y arrive pas encore. Quand j'aurais mal cette fois j'arrêterais, pas comme avec l'autre con. J'arrêterais à la première douleurs, au premier gémissement, à la première courbature, je stopperais la machine. J'suis plus assez forte pour arriver à vivre cette connerie d'amitié rapprochée.
Laisse moi juste le temps de m'y faire, laisse moi juste le temps de me rapprocher de faire un gros plan de nous deux, regarder ce cliché merdique & le laisser dans une boite, à ton nom, & la laisser prendre la poussière, en la classant dans les "meilleurs moments de ma vie". Laisse moi juste le temps de trouver l'appareil, l'endroit, la boite & le temps, me faire belle, mettre mes plus beaux habits, m'entrainer à sourire, la coupe de cheveux, le maquillage, la position. On prendra avec & sans flash. Je corrigerai la photo. L'imprimerai en plusieurs fois au cas où... au cas où j'en perde une & oublie cette histoire. L'histoire où j'ai su enfin mettre des mots à ma vie, des émotions à des actes, des sourires à des mots, des paroles à des sensations. Laisse moi juste le temps.